PROTEGER
SUS ACTIVIDADES


Toda empresa o institución debe poder explotar tranquilamente sus potenciales de crecimiento e influencia sin que el entorno ponga en peligro a sus colaboradores o sus bienes materiales o inmateriales.

FORTALECER
SUS RECURSOS Y CAPACIDADES


Sin importar su talla o sector de actividad, una empresa o institución se enfrenta a exigencias de flexibilidad y agilidad para responder a las necesidades específicas de cada sector, reducir los costos operativos y de funcionamiento y garantizar la calidad de sus servicios.

MAPA DE LOS RIESGOS DE SEGURIDAD

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GEOS WEEKLY BRIEF

Bosnie-Herzégovine : Tensions politiques - 1/09/2016

Niveau 3

Une recrudescence des tensions nationalistes est observée depuis plusieurs semaines en République serbe de Bosnie, dans le cadre de la campagne pour le référendum sur le maintien de la « fête nationale » de la Republika Srpska (RS), prévu le 25 septembre prochain.
L’analyse de GEOS :
Célébrée chaque 9 janvier pour commémorer la création de la République serbe de Bosnie en 1992, cette fête avait été jugée anticonstitutionnelle par la Cour constitutionnelle bosnienne en novembre 2015 – car considérée comme discriminatoire vis-à-vis des populations non-serbes –, provoquant de vives réactions de la part des autorités de Banja Luka (RS), et particulièrement du président de cette république autonome de Bosnie-Herzégovine, Mirolad Dodik. Celui-ci a ainsi convoqué unilatéralement un référendum, le 25 septembre prochain, soit une semaine avant la tenue du scrutin des élections municipales au niveau national (2 octobre). Les députés bosniaques de l’Assemblée de la Republika Srpska, ainsi que les autorités de Sarajevo, voient également dans cette consultation une remise en cause des Accords de Paix de Dayton (1992) et craignent qu’elle ne constitue une première étape vers l’organisation d’un référendum d’autodétermination. Plusieurs députés bosniaques ont ainsi officiellement écrit au Premier ministre bosnien Denis Zvizdic, pour réclamer son interdiction tandis que le Président de la République serbe de Bosnie s’est déplacé aujourd’hui à Belgrade (Serbie) pour rencontrer le Président Tomislav Nikolic et le Premier ministre Aleksandar Vucic, ce dernier bénéficiant d’une influence significative au sein de la communauté serbe.
Cette recrudescence des tensions en Bosnie-Herzégovine s’inscrit dans un contexte plus large de regain des nationalismes dans les Balkans « occidentaux », où les questions identitaires, et notamment confessionnelles, demeurent prégnantes, particulièrement en Bosnie-Herzégovine. En effet, des exercices « antiterroristes » ont été menés conjointement les 27 et 28 août derniers à la frontière serbe (Est), entre les forces de police de la République de Serbie et de la République serbe de Bosnie, sans qu’aucun représentant du pouvoir en place à Sarajevo ne soit présent. En parallèle, le groupe paramilitaire bosniaque des « bérets verts » a pour sa part organisé une parade de ses vétérans, tout en formulant officiellement aux forces armées bosniennes une demande de prêt d’équipement militaire, d’armes et de munitions. En outre un regain de tensions entre la Serbie et la Croatie a été observé en août, notamment à la suite d’une déclaration polémique du ministre de l’Intérieur croate, critiquant le maintien de la langue serbe et de l’alphabet cyrillique à Vukovar (Croatie, Est). Par ailleurs, la création d’une République croate d’Herceg-Bosna en territoire bosnien – projet abandonné depuis 1994 – a été remise à l’ordre du jour par Bozo Ljubic, le président du Conseil central de l’Assemblée croate de Bosnie-Herzégovine. Ces développements, susceptibles de fragiliser l’environnement sécuritaire régional, soulèvent donc l’inquiétude de l’Union européenne, qui a fait du rapprochement intercommunautaire, une priorité dans la région.
Par conséquent, en cas de présence locale, et au regard de la situation sécuritaire non seulement en République serbe de Bosnie, mais également dans les principales agglomérations du pays comme Sarajevo ou Mostar, il est recommandé d’adopter un niveau de vigilance accru. Par ailleurs, compte tenu du contexte politique, il convient également d’éviter d’aborder le sujet en présence de locaux, celui-ci étant particulièrement sensible.

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Ethiopie: Manifestations - 1/09/2016

Niveau 3

Les manifestations rapportées au cours des dernières semaines dans la région d’Amhara ont conduit à des actes ciblant des exploitations horticoles appartenant à des entreprises étrangères. 
L’analyse de GEOS :

En effet, d’après des sources locales, au moins 9 exploitations horticoles sur les 12 que compte la ville de Bahir Dar en région Amhara (nord-ouest) ont été saccagées et/ou incendiées en marge des manifestations antigouvernementales signalées ces dernières semaines. Ainsi, un entrepreneur allemand exploitant 13 km2 de terres horticoles au sud de Bahir Dar a déclaré des pertes s’élevant à 7 millions d’euros suite à des actes de vandalisme perpétrés le 29 août dernier sur son exploitation. En outre, des médias locaux ont signalé l’incendie de 2 terrains horticoles dans la localité de Meshenti, au sud de Bahir Dar, durant cette semaine. Parmi les 9 terrains vandalisés certains appartenaient à des compagnies étrangères – néerlandaise, israélienne, italienne, indienne et belge.
Ces incidents témoignent de la détérioration du contexte local liée aux mouvements de contestation sociale et politique observés, entre autres, dans la région Amhara alors que le gouvernement a mis en place des mesures incitatives depuis plusieurs années pour y développer l’horticulture. Ainsi, l’Etat, qui est le seul propriétaire des terres en Ethiopie, a cédé 170000 km2 de terrains à des investisseurs locaux et étrangers, contribuant ainsi à faire de l’Ethiopie le 2e plus grand exportateur de fleurs en Afrique après le Kenya. 
Outre les conditions climatiques qui sont favorables à ces cultures, l’implication du gouvernement pour faciliter les investissements locaux et étrangers a permis un accroissement rapide du secteur de l’horticulture. Les faibles coûts de production, la localisation des terres à proximité de l’aéroport international de Bahir Dar (nord-ouest), où le gouvernement a fait également construire une chambre froide pour y faciliter la conservation, et l’exportation des marchandises sont autant de facteurs qui ont trait à rassurer et encourager les investisseurs. L’horticulture a ainsi permis la création de plus de 100 000 emplois dans le pays au cours des 5 dernières années, dont 3000 dans la ville de Bahi Dar ; à ce titre l’industrie joue un rôle important dans l’amélioration des conditions sociales des populations locales. Toutefois, l’horticulture n’aura pas permis d’occulter les différences observées dans les trajectoires des principaux groupes ethniques dans le cadre du développement économique du pays alors que les communautés Amhara et Oromo dénoncent non seulement la domination politique des Tigre et la marginalisation des autres communautés mais également leur enrichissement ces dernières années au détriment du reste de la population.  Dans ce contexte, les incidents signalés en région Amhara, principalement à Bahir Dar et à Gondar, et à Oromo sont fortement susceptibles de se poursuivre au cours des prochains mois malgré le déploiement systématique des forces de sécurité et pourraient représenter un risque croissant pour les investisseurs économiques qui bénéficiaient auparavant de la relative stabilité du pays.
Dans ce contexte, et en cas d’activité dans la région d’Amhara, il est conseillé de se tenir informé de l’évolution de la situation sociale et politique en raison du risque de débordements. De plus, en cas de projet d’investissement en Ethiopie, il est recommandé de tenir compte des spécificités du contexte national au cours d’une enquête préalable approfondie pour limiter le risque de pertes ou troubles ultérieurs.

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